Connect with us

EU.News

France | New trial of ex-president Sarkozy for corruption

Published

on






(Paris) L’ancien président français Nicolas Sarkozy a réaffirmé lundi ne « jamais » avoir « corrompu qui que ce soit », déclarant vouloir « défendre son honneur », à l’ouverture de son procès en appel à Paris dans l’affaire dite des « écoutes ».

La présidente de la cour d’appel Sophie Clément a, comme il est d’usage, vérifié l’identité de l’ex-chef de l’État, debout à la barre en costume et cravate noirs sur chemise blanche, avant de lui rappeler son droit au silence et de lui demander s’il contestait sa culpabilité comme sa peine.

Le droit au silence, « je n’ai jamais utilisé ce droit, ce n’est pas ici que je vais commencer », a déclaré Nicolas Sarkozy, rejugé avec son avocat historique Thierry Herzog et l’ex-magistrat Gilbert Azibert, après avoir demandé à faire une déclaration liminaire.

« Je m’expliquerai sur chacune des écoutes », a-t-il déclaré, faisant valoir que les conversations entre un avocat et son client étaient protégées par la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’Homme.

Ce dossier trouve son origine dans les interceptions téléphoniques de conversations entre M. Sarkozy et Me Herzog début 2014, sur une ligne non officielle ouverte sous l’identité de « Paul Bismuth ». Elles n’avaient pas été diffusées en première instance.

Au fil de conversations qu’ils pensent à l’abri des oreilles indiscrètes, se dessine, selon l’accusation, un pacte de corruption noué avec Gilbert Azibert, 75 ans, avocat général à la Cour de cassation, qui aurait usé de son influence contre la promesse d’une intervention pour sa carrière.

Les mots sont forts, corruption, trafic d’influence. Je suis ancien président de la République, je n’ai jamais corrompu qui que ce soit et admettons que c’est une corruption étrange, sans argent, pas un centime pour personne, sans avantage, pas un avantage pour personne et sans victime, puisque personne n’a été lésé.

Nicolas Sarkozy, ancien président français

« J’ai été mis en garde à vue devant les caméras du monde entier, libéré à 3 h 30 du matin, mes conversations ont été écoutées, des commissions rogatoires internationales ont été engagées, une pluie d’écoutes, de fadettes, ont été réalisées, trois semaines devant le tribunal correctionnel de Paris, deux semaines devant la cour d’appel », a-t-il énuméré.

« Madame la présidente, je suis avocat, j’ai toujours appris qu’avec des indices graves et concordants, on vous mettait en examen [inculpait, NDLR], but to convict, you need evidence. Where is the evidence ? he launched.

At first instance, following a trial in which he denounced “infamy”, the former president was sentenced on 1er March 2021 to three years in prison, including one year, becoming the first Head of State of the Ve Republic sentenced to prison.

The same sentence was pronounced against his co-defendants, matched for Me Herzog, 67, of a five-year ban from practice, put in abeyance by the appeal.



Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *